des petits bouts de fil

20 novembre 2014

Un point sur la polynévrite

Je devrais, en janvier, passer devant la commission de réforme et être mise en retraite anticipée pour invalidité. Je dois étayer mon dossier afin que le taux d'invalidité fixé soit le plus haut possible, le montant de ma retraite en dépend.

Cela pourrait paraître simple, mais voilà, les dégâts causés par la polynévrite sur le système nerveux ne sont en rien proportionnels à la douleur, à la fatigue.

Pour ceux et celles qui ne suivent pas ce blog depuis longtemps, je fais un petit résumé. J'ai 55 ans, je suis diabétique de type 2 sous insuline et une polynévrite d'origine diabétique m'a été diagnostiquée il y a plus de 5 ans. Je souffre de plus d'un problème cardiaque (problème valvaire, hypertension et coeur qui bat trop vite), suis sous respirateur pour dormir car je fais des hypopnées pendant mon sommeil, qui sont certes moins impressionnantes que des apnées mais détruisent tout aussi efficacement le sommeil profond. Cerise sur le gâteau, j'ai fait une profonde dépression dont je n'arrive pas à sortir malgré deux hospitalisations et un suivi psy.

Sans médicaments et sans appareil, je ne serais plus de ce monde.

Le problème quand on a une polypathologie, c'est que les effets croisés des médicaments ne sont pas toujours anodins. J'ai la chance d'être suivie par de bons médecins qui ont tous le souci de me donner un traitement le plus léger et le plus cohérents possible. J'ai des médicaments (en particulier les anti-angoisse et les anti-douleurs) que je ne prends que si nécessaire. Que ce soit avec mon médecin traitant ou avec les spécialistes qui me suivent, nous faisons le point régulièrement sur les molécules et les dosages. On peut d'une certaine façon dire que le traitement est un succès. La progression de la polynévrite est très lente, ce qui est en l'état de la science ce qu'on peut espérer de mieux avec cette maladie, le problème cardiaque est bien contrôlé, le sommeil a retrouvé une qualité correcte et le diabète est à peu près  équilibré. Je marche avec une cane, certains jours avec difficultés, mais je peux encore marcher.

Par contre, la fatigue et la douleur sont omniprésentes. Je vais consulter un centre de prise en charge de la douleur dans les mois qui viennent (c'est difficile d'avoir un rendez-vous, les centres sont trop peu nombreux et donc débordés). Je sais qu'il n'y a pas de remède miracle, d'autant plus que je ne veux pas m'abrutir avec des morphiniques ou des opioïdes à haute dose. Mais j'atteins un point où c'est la douleur qui m'abruti. J'ai mal tous les jours, avec des intensités et des durées variables. Il y a les douleurs de la polynévrites, mais aussi des douleurs dans le dos, le côté, les épaules, qui sont pour une grande part des conséquences d'une mauvaise posture due à la polynévrite. Plus quelques vieilles douleurs dans les cervicales, résultat d'un "coup du lapin" lors d'un accident de voiture, et quelques migraines ici ou là.

J'imagine que lire cette longue liste est fastidieux. Je m'adresse ici avant tout à ceux qui sont atteints de la même pathologie que moi : il est indispensable d'avoir un bon médecin traitant qui fait vraiment le lien entre les spécialistes. Le diabète et ses conséquences sont des bombes à retardement. Ils minent tout le corps et déclenchent parfois, sans prévenir, de vrais cataclysmes. Les pathologies s'enchaînent et s'entrecroisent, tant et si bien qu'on ne peut soigner une partie du corps sans prendre en compte l'ensemble. Mon médecin centralise mon dossier médical, sait quels spécialistes je vais voir, leur transmet les informations, et eux en retour l'informent de leurs diagnostiques et des traitements qu'ils conseillent.

Cette démarche peut sembler lourde, mais elle est vraiment indispensable. A force de vivre avec la maladie, on finit lors d'une visite chez un spécialiste par oublier d'en citer certaines, ce qui peut avoir des conséquences graves. J'ai fait un grand tour du médical ces derniers temps pour la constitution de mon dossier handicap et j'ai oublié de citer une fois le problème cardiaque, une fois la dépression, une fois les douleurs "annexes". Heureusement, le courrier de mon médecin en faisait état !

Je rependrai des sujets plus légers dans un prochain post, promis.

A bientôt

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19 octobre 2014

Par ici la bonne soupe !

J'aime les soupes, les potages, les veloutés. J'en prépare toute l'année. Il y a bien sûr la soupe de légumes : oignons, poireaux, carottes, pommes de terre, parfois céleri rave, le tout coupé en découpe paysanne, en mirepoix ou en brunoise, selon l'envie (et le courage) du moment. On peut ajouter dans l'assiette de la crème ou du lait, du pain ou des rondelles de saucisse cuite, on peut la faire cuire à l'eau ou au bouillon, bref, les variations sont infinies.

Ce que j'aime aussi, ce sont les veloutés. Bien sûr le velouté de carottes, que je parfume au cumin moulu. Mais aussi les veloutés "récup".

Je n'aime pas jeter cette partie des légumes comestible mais trop dure pour la manger juste en accompagnement ou dont on a oublié qu'elle était comestible. Parmi mes veloutés "récup", je vous avais déjà parlé du velouté de fanes de radis. Aujourd'hui je vous présente :

 

- le velouté de fanes de carottes.

Pour 4 assiettes, il vous faut : les fanes d'une botte de carottes (les choisir bien vertes et bien souples), une ou deux pommes de terre, du bouillon de volaille, de l'oignon ou de l'échalote, de la matière grasse, de l'assaisonnement (sel, poivre, piment d'espelette), de la crème fraîche ou du fromage blanc.

Triez et lavez vos fanes. Coupez les en retirant les tiges les plus épaisses. Faire suer les oignons coupés fins dans du beurre ou de l'huile d'olive, ajoutez les fanes, remuez comme vous remueriez une salade et quand elles sont bien embeurrées, ajoutes les pommes de terre pelées et coupées en morceaux. Mouillez avec le bouillon (environ 3/4 de litre). Assaisonnez. Laissez cuire au moins 40 mn à couvert (ou entre 20 et 30 minutes à l'autocuiseur). Les fanes de carottes sont coriaces, il faut bien les faire cuire. Passez au blender, ajoutez la crème ou le fromage blanc ou mieux une bonne cuillerée de chaque, donnez encore quelques tours de blender. Servez chaud nature ou avec des croûtons.

 

- le velouté de vert de poireaux.

Procédez comme pour les fanes de carottes, en remplaçant les pommes de terre par de la courgette si vous devez compter vos glucides.

 

- le velouté d'asperges.

Je prépare ce velouté avec la partie fibreuse des asperges. Pour séparer la partie tendre de la partie dure, rien de plus simple : nettoyez et pelez vos asperges, coupez deux à trois centimètres au pied. Enfermez la partie pointe dans votre poing et prenez la base entre vos doigts, pliez. L'asperge se cassera exactement là où se termine la partie tendre. Certes, cela ne donnera pas un beau plat d'asperges toutes de la même taille, mais vous pourrez manger intégralement ce que vous servez, ce qui est tout de même agréable. C'est avec la partie "dure" que je réalise mon velouté.

Coupez vos asperges en tronçons. Faites les cuire dans du bouillon de légumes ou de volaille pendant au moins 30 mn. Vers la fin de la cuisson, faites suer vos échalotes émincées dans du beurre. Quand elles sont translucides, ajoutez une bonne cuillerée de farine et mouillez progressivement avec du lait pour obtenir une sorte de béchamel épaisse. Salez, poivrez, et détendez votre béchamel avec un peu de l'eau de cuisson des asperges. Quand la consistance vous convient, ajoutez vos morceaux d'asperges.

Passer le mélange au blender. La partie dure des asperges est très fibreuse, cela rendrait le velouté désagréable en bouche. Il vous faut le passer au chinois ou à la passoire fine au dessus d'une casserole, en malaxant avec le dos d'une cuillère pour bien en extraire la chair. Porter ensuite votre velouté à la bonne température après y avoir ajouté une ou deux cuillerées de crème épaisse.

Ce velouté est délicieux chaud, et s'il vous en reste n'hésitez pas à le servir froid en verrines. C'est un amuse-bouche original qui ne devrait pas laisser vos convives indifférents.

 

La récup.

Je sais, c'est dans l'air du temps, un peu bobo, un peu radin aussi peut-être. Je parfume mes soupes de légumes avec la partie flétrie de la salade verte, le vert des feuilles qui entourent le choux-fleur, éventuellement le reste de printanière de légumes de la veille. Un petit coup de mixer et hop, dans le potage. Nos grand-mères ne faisaient pas autrement :

rien ne se crée, rien ne se perd, tout se transforme !

 

A bientôt

 

 

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08 octobre 2014

Sortir du silence

Presque un an que je n'ai rien posté.

Aujourd'hui, je m'y remets. Pas (encore) de photos, pas de réalisations à vous montrer, même si je ne suis pas restée totalement inactive.

J'avais besoin de prendre du temps, prendre du recul, réfléchir. J'ai passé une année très difficile. de la souffrance, et le moral qui chute. Pas mal de choses à accepter, à recadrer, à digérer. Je vous rassure, je bénéficie toujours d'un entourage fantastique : un mari compréhensif et tendre, des enfants qui se soucient de moi, un père qui me comprend et me soutient. Beaucoup de gens malade n'ont pas cette chance, j'en suis consciente.

Ce qui a été très difficile, ce sont les douleurs, presque continuelles. De septembre à avril, j'ai marqué sur mon agenda les jours sans douleurs (ou presque). Au total moins de 15. Après, j'ai arrêté de compter. Je culpabilisais de dire si souvent "j'ai mal", cet exercice m'a démontré que j'avais réellement une pathologie extrêmement douloureuse. Cela a été un électrochoc. Quand on vous diagnostique une polynévrite, on vous dit, sans doute pour rendre la pilule plus facile à avaler, que c'est une maladie dégénérative, certes, mais qu'elle n'est pas mortelle et que le cerveau n'est pas touché. Sur le moment, ça rassure. Aujourd'hui, face aux douleurs continuelles, je reformule : ce n'est pas mortel, donc ça va durer longtemps, longtemps et le cerveau n'est pas touché donc vous n'allez pas perdre un miette de vos souffrance et de votre lente dégringolade. En effet, qui dit douleurs et dégradation des nerfs dit difficultés à se mouvoir : plus de longues promenades, et même, certains jours, plus de promenade du tout. Parfois, me déplacer dans l'appartement est difficile. Certains jours, par contre, ça va et j'en profite pour m'aérer et marcher.

Qui dit mal aux pieds et aux jambes dit mauvaise position du corps et en conséquence mal de dos : mon médecin m'a prescrit un corset. Qui dit peine à se mouvoir dit position assise longue : j'ai un tout début d'escarre (ce n'est encore, Dieu merci, que le stade de l'érrithème) donc pommade et coussin spécial. Tout cela permet certes de vivre mieux, mais cela a été un vrai coup au moral.

Bon, tout n'a pas été noir. Nous avons fait faire des travaux : douche adaptée au handicap, carrelage remplacé là où il s'était abîmé, murs repeints dans le couloir, la salle de bain et la chambre (les couleurs d'il y a 20 ans, j'en avais marre). Pour laisser libre champs à l'entreprise, nous avons joué les touristes pendant 15 jours à quelques kilomètres de chez nous. L'envers de la médaille et qu'il a fallu démonter et entasser les meubles, principalement d'ailleurs dans la célèbre "pièce du fond". Nous avons profité du fait que l'appartement était cul par dessus tête pour remplacer certains meubles et faire du tri dans la bibliothèque. Du coup, nous ne sommes pas allés à Cherbourg, le ré-aménagement ayant occupé presque toutes les vacances de mon mari. Pas trop grave : il prend (enfin !) sa retraite fin décembre, nous aurons tout notre temps alors. Sur notre lancée, nous avons bien avancé l'aménagement de ma future pièce atelier. Encore un petit, tout petit coup de collier et c'est bon.

Pendant tout ce temps, j'ai concentré ma créativité sur la cuisine. J'aurais pas mal de recettes et de trucs à vous montrer.

Avant de terminer ce billet, je voudrais adresser un grand merci à celles qui m'ont adressé de très gentils messages pendant toute cette période. Pardon de ne pas vous avoir répondu, je n'étais pas prête à dire "ça ne va pas". Une pensée spéciale à Helena et Maryline, dont l'amitié m'a soutenue pendant mon année de silence. Je vous embrasse très fort, mes amies.

A très bientôt.

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31 octobre 2013

Et merde !

Avec un titre comme cela, vous vous demandez ce qui a bien pu m'arriver ? Eh bien, juste un ras le bol.

Nous avons changé de fournisseur d'accès il y a quelques mois. Maintenant, nous sommes reliés par la Bbox via la fibre optique.

Ce n'est ABSOLUMENT pas au point. Les coupures sont fréquentes, l'accès à la messagerie aléatoire, la vitesse de chargement est très variable. Bref, ce n'est pas mieux qu'avec ce bon vieil Orange qui déconnait lui aussi assez souvent.

Si mes articles sont rares, la technologie y est franchement pour quelque chose. Et si je ne vous laisse plus autant de commentaires sur vos blog que je le faisais, c'est aussi pour cela. Parfois je ne peux accéder à vos pages qu'après plusieurs jours, donc après plusieurs de vos articles. Parfois, pas moyen de laisser une seule ligne, c'est coupure sur coupure.

Alors voilà, je suis très en colère. D'où le gros mot.

En espérant que le progrès technique veuille bien permettre aux machines de fonctionner, je vous dis à bientôt

 

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28 octobre 2013

As time goes by

Lou Reed est mort. Cela fait, en peu de temps, beaucoup de gens qui ont marqué nos vies et qui sont partis. Ne serait-ce pas, tout simplement, parce que nous avons vieilli ?

Avec mon mari, nous avons passé quelques heures à nous promener sur la toile, regardant des vidéos de concerts, un souvenir en entraînant un autre.

A tout seigneur tout honneur, nous avons commencé par Lou Reed. Take a walk on the wild side. Puis Rock'n Roll Animal. Heroin, un peu de Velvet.

Et te souviens-tu... La balade a commencé comme ça.

 Même époque, mais style bien différent, les Bee Gees (principalement l'album Odessa). Détour par Pentangle.

Si, si, vous avez connu : the trees they do grow high (lien) et puis Scarborough Fair (lien). De là, en passant par Celtic Woman et Nolwen Leroy (une version pas terrible, à mon avis) nous avons écouté cette ballade interprétée par Simon and Garfunkel. J'aime énormément cette version-là.

Ces artistes ont marqué notre adolescence, même si mon mari et moi avons 10 ans de différence. Bridge over troubled water. Tant de souvenirs. D'autres titres dont les paroles et les mélodies nous reviennent en mémoire dès les premières notes. Et puis ceci, qui nous a profondément émus, le concert du Madison Square Garden en 2009 :

Il faut être un interprète remarquable pour adapter ainsi une chanson au vieillissement de sa voix. Chapeau bas, Garfunkel. Votre timbre a changé, mais votre interprétation est poignante.

C'est ainsi que nous avons terminé notre promenade. Ce qui a débuté comme une bouffée de nostalgie s'est clos sur une impression douce et positive.Ce qui nous a aidés à nous construire n'est pas forcément resté figé dans le temps.

à bientôt.

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17 septembre 2013

Vacances à CHerbourg (4)

Cet après-midi, un rayon de soleil vient réchauffer l'air automnal : 16° dehors, j'ai ressorti mes lainages ! Ma jambe me fait toujours mal, et je suis contrainte à une certaine immobilité. Autant en profiter pour trier un peu les photographies prises pendant les vacances et vous proposer une dernière promenade en Cotentin.

Je vous emmène à Barfleur. Aujourd'hui port de pêche et de plaisance, Barfleur a été au moyen âge le port le plus important du Cotentin. C'est par là que se faisait le transport des hommes et des marchandises vers l'Angleterre. C'est de là aussi qu'appareilla la Blanche Nef, qui devait reconduire dans leur pays Guillaume Adelin, fils du roi Henri 1er Beauclerc et héritier de la couronne d'Angleterre, et sa suite de chevaliers. La nef sombra le 25 novembre 1120 et ce naufrage eut comme conséquence une longue guerre de succession. C'est par Barfleur que transitaient les pèlerins marchant vers Saint-Jacques de Compostelle.

Au fil des siècles, Barfleur a perdu son rang de port principal, et s'est quelque peu endormi. C'est cependant un endroit plein de charme, un peu austère avec ses maisons de granit couvertes de schiste et son église trapue.

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Nous sommes arrivés à Barfleur en fin de journée, la mer commençait à monter. A basse mer, le port est presque à sec, les bateaux sont échoués.

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Puis la mer se met à frissonner, peu à peu l'eau monte. Regardez bien les mouvements de l'eau sur ces deux photos : la montée s'accelère.

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Après une courte promenade dans la ville, nous revenons sur le port. Il ne s'est passé qu'une demi heure, mais l'eau a bien gagné.

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Bientôt, les embarcations ne sont plus à sec.

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Vous reconnaissez ces deux panoramas ? Vous venez de les voir à marrée basse. L'eau "frise" toujours. Il faudra plusieurs heures pour que le port soit en pleinne eau.

Sur ces images, nous quittons la Normandie. Fin des vacances. J'espère vous avoir fait passer un bon moment. Les prochains articles traiteront de sujets très différents.

 

à bientôt

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10 septembre 2013

Vacances à CHerbourg (3)

Aujourd'hui, ça sent l'automne. Le ciel est nuageux, l'air est humide, mais le soleil fait encore de belles percées.C'est un temps à rester chez soi, d'autant que je me suis fait un claquage au mollet. Rien de bien grave, mais passablement douloureux et qui m'oblige à rester tranquille.

C'est le moment idéal pour trier les photos de vacances. Je continue donc à vous proposer de m'accompagner en promenade dans la Hague, pour voir cette fois deux petits ports que j'affectionne.

A tout seigneur tout honneur, commençons par le port d'OMONVILLE-LA-ROGUE, le port du Hâble (déformation du mot français havre). J'ai emprunté au site de ce village les informations suivantes :

" Le village d’Omonville la Rogue, situé sur la route côtière qui relie Cherbourg au cap de la Hague, s’étire au creux d’un vallon. Ses nombreuses petites rues et ruelles, sont bordées de solides maisons de granit, souvent couvertes en pierre (schiste). Un ruisseau, la Vallace serpente au milieu du village avant de rejoindre la mer, près du port (..) du Hâble.Au cœur de ce village, s’élève une église du XIII ème siècle. Près de l’église, se trouve un manoir Louis XIII. Autre manoir Louis XIII, situé à 2 kms environ au dessus du bourg (sur le CD45) celui du Tourp.

 

Le port d’Omonville est un des plus vieux ports de la région, remontant à l’antiquité.  Deux voies romaines le reliaient, l’une à Valognes, l’autre à Portbail, important port romain face à Jersey. Cette voie romaine subsistait encore au moyen âge, on en trouve mention dans un cartulaire du XII ème siècle. Permettant le commerce avec l'Angleterre, le port abrita les pirates normands et plus près de nous de nombreux corsaires. Il fut aussi le refuge des bateaux qui faisaient du trafic frauduleux avec les iles Anglo-Normandes et l’Angleterre.

Bien abrité, jamais à sec, les marins considéraient alors ce port comme le meilleur mouillage du département. La crique est en effet profonde et sûre."

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Bien que la mer soit basse, vous remarquerez qu'il y a assez d'eau pour plonger du bout de la digue. La côte porte encore la marque de la surveillance qui s'est, depuis toujours, exercée sur la mer. A flanc de coteau, on distingue les ruines du fort du Led-Heu.

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La côte, autour de ce havre, est rocheuse et déchiquetée. Voici ce que l'on voit juste de l'autre côté de la digue :

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Partons maintenant vers un autre petit port, à vrai dire certainement le plus petit port de France, le Port Racine à SAINT GERMAIN DES VAUX. C'est sur le site "lahague-tourisme" que j'ai pêché les informations qui suivent.

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" Le plus pittoresque des ports de la Hague est sans nul doute Port Racine à Saint-Germain-des-Vaux, réputé pour être le plus petit de France avec une surface de 800m2 et une ouverture entre les deux jetées de 11m. Il porte le nom d'un des derniers corsaires qui sévissaient sous Napoléon, le capitaine François-Médard Racine (1774-1817).

Au début de l'année 1813, ce capitaine choisit cet endroit comme refuge stratégique. Il construisit une jetée pour se protéger du mauvais temps et éviter de se faire repérer par les navires ennemis. De là, il pouvait rapidement lancer sa goélette l' "Embuscade" sur les navires doublant le cap de la Hague ou faisant du trafic avec les îles anglo-normandes. Après la disparition de notre héros, la jetée en pierre sèche de Port Racine,longtemps entretenue par les pêcheurs, se disloqua et après plusieurs pétitions, les pêcheurs de port Racine obtinrent un port en dur construit entre 1870 et 1886.

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Aujourd'hui, Port Racine abrite de modestes barques de pêcheurs plaisanciers qui sont amarrées à des cordages qui courent d'une jetée à l'autre à partir d'une bitte d'amarrage en bois puis passés dans un des anneaux de la digue avant d'être noués sur la même bitte."

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Depuis mon enfance, j'aime la quiétude de cet endroit. Assis sur les pierres ou sur les rochers, on y rêve en laissant son regard vagabonder sur les flots.

 

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Mon mari a été lui aussi sensible à la magie du lieu, et c'est à regret que nous avons quitté ce petit paradis pour rentrer à la maison.

Il me reste encore une destination où vous conduire, cette fois dans la Hougue. Ce sera pour une autre fois.

à bientôt

 

 

 

 

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04 septembre 2013

Vacances à Cherbourg (2)

Nous ne pouvons passer du temps à Cherbourg sans aller dans la Hague, à Eculeville, où est la maison de la compagne de mon père.

Comme tous les ans, j'ai passé du temps à admirer la vue sur la mer,

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à apaiser mon âme en laissant mon regard flâner sur les toits de schiste bleu typiques du Nord-Cotentin.

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Il se dégage de cet endroit une impression de paix. Pendant que mon père et mon mari bavardaient près de la maison

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je suis allée me promener dans le jardin haut et dans le champs d'à côté. Les hortensias sont toujours aussi beaux et les pommiers à cidre annoncent une belle récolte :

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Dans la soirée, de retour à Cherbourg, le ciel nous a fait le cadeau d'une belle luminosité et d'une explosion de couleurs. Les mouettes ont dansé leur ballet du soir, virevoltant dans l'air tiède avant de se poser en colonies sur les toits alentour.

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La promenade vous a-t-elle plu ?

Je continue dans les prochains jours pour d'autres vues de de pays presque-comme-une-île.

à bientôt

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02 septembre 2013

Vacances à Cherbourg (1)

 

 

 

Nous voici de retour. Il m'a fallu quelques jours pour me remettre de la fatigue du voyage, mais malgré tout ces vacances m'ont fait du bien.

Comme tous les ans, nous avons passé du temps chez mon père, alternant promenades et farniente. J'aime bien Cherbourg. C'est la ville de mon enfance, et certaines choses semblent immuables.

Le port, tout d'abord. Il est possible de faire le tour de la rade en bateau. Mon mari n'étant pas un grand amateur de promenade en mer, nous n'avons pas pris ce bateau cet année.

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La promenade permet de découvrir l'immense rade protégée par des digues

La rade de Cherbourg est la plus grande rade artificielle du monde, avec une superficie d'environ 1 500 hectares. Commencée en 1783, la digue centrale a été achevée en 1853, et elle est pourvue de trois forts en 1860. La digue de l'Est a été commencée en 1890 et achevée en 1895. Elle est construite à 4 km de la côte, la digue du large mesure 3 640 m, avec une largeur moyenne de 100 m à sa base et 12 m à son sommet, et une hauteur de 27 m. L'ensemble des trois digues fait plus de 6 kilomètres. L'ouverture de la passe de l'Est est de 700 mètres, celle de la passe de l'Ouest de 1,1 km. Sa profondeur maximale est de 13 mètres à marée basse.

 

Fichier:Rade de Cherbourg-fr.svg

C'est donc de la terre que nous avons posé notre regard sur le port de plaisance :

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Nous avons, mon mari et moi, notre petite tradition des vacances. Le jeudi a lieu le marché, et nous déjeunons "sur le pouce" d'une spécialité très locale : un sandwich à la saucisse à l'oignon, cuite au feu de bois, accompagnée d'une barquette de frites. Dans le Cotentin, il n'y a pas de marché sans rôtisseurs. Sur le marché de Cherbourg ils sont nombreux, mais nous sommes fidèles à celui-ci qui fabrique lui-même ses saucisses.

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Puis promenade digestive vers le Bassin de commerce :

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et nous reprenons le chemin de la maison après un regard vers la Montagne du Roule. 100 m de hauteur, ce n'est pas grand chose, mais en bord de mer, ça vous a tout de suite l'air très imposant !

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Si cela vous a plu, rendez-vous très vite pour une seconde tranche de vacances en Cotentin.

à bientôt

 

 

 

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24 juillet 2013

Bien trop chaud pour rouspéter

Fait chaud. Ce n'est pas un scoop. Le ventilateur du séjour fonctionne toute la journée, sinon c'est intenable.

Depuis mon dernier post, il s'est passé bien des choses. Des biens, dont des ouvrages terminés que je vous montrerai plus tard, et des moins bien qui me font pousser un coup de gueule.

Tout d'abord, ce qui explique mon silence total, une panne de connection. Plus personne dans le secteur n'avait de connection câblée, et cela a duré plus de 4 jours. Plus internet, plus de téléphone. D'accord, c'était général, quel que soit le fournisseur d'accès. Je suis tout de même très mécontente de Bouygues, qui est mon fournisseur, et chez qui les coupures sont fréquentes.

Ensuite, le bruit. Comme les étés passés, les jeunes enfants du quartier viennent jouer sur le parking et le trottoir juste devant chez moi. Une partie du parc a pourtant été ouverte, même si les travaux en condamnent la plus grande partie. Mais non, rien y fait. Il faut que les gamins bruyants viennent hurler devant le bâtiment. C'est une bizarrerie que je ne m'explique pas, ils ont plus de place devant chez eux (la barre de l'autre côté de la rue), mais aussi un peu en dessous où un terrain de jeu a été aménagé.

Cela m'est insupportable. Des hurlements tout l'après midi, des grossièretés, des arbres endommagés, des chocs sur les voitures. Nous sommes plusieurs à leur demander tous les jours d'aller jouer ailleurs. Ils sont toujours là. Ce sont des enfants de 4 à 12 ans, laissés sans surveillance pendant des heures. On ne voit jamais leurs parents (les mamans sont femmes au foyer, mais ne s'occupent pas des petits, laissés à la garde des "grands"). Il est des moments où je préfère fermer mes fenêtres malgré la chaleur plutôt que de les entendre sans pause toute la journée.

A cela s'ajoutent les pétards. Il semble que le stock n'a pas été  épuisé lors du 14 juillet.

Souvent, le soir, quelques quads déchirent le silence.

J'aspire au silence. Mes voisines-copines aussi. Si nous habitons une résidence avec un (assez grand) terrain privé, c'est un choix que nous avons payé. Visiblement, c'est un argument que certains ne comprennent pas.

à bientôt

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