Chose promise, chose due. Je viens vers vous avec des nouvelles plutôt bonnes.

Je suis allée consulter au centre de prise en charge de la douleur de l'hôpital de la Croix-Rousse à Lyon. L'acceuil est chaleureux, le médecin qui m'a reçue est très agréable et d'une franchise qui fait du bien.

Premier point, mais que je savais déjà : il n'y a pas de traitement miracle contre les douleurs neuropathiques, à part les médicaments à haute dose avec des effets secondaires dont je ne veux pas.

Second point : on peut améliorer la situation avec des traitements externes. Cela n'apportera qu'un soulagement partiel et limité dans le temps, mais ça vaut le coup d'essayer.

Essayons donc !

Le traitement est double et doit agir sur deux types de douleurs :

- celles liées à la polynévrite peuvent être rendues plus supportables avec des emplâtres (Versatis 5%) constitués d'un gel qui contient un anesthésique local  à poser sur les pieds pendant la nuit.

- celles du dos et du côté peuvent être diminuées avec de la neurostimulation électrique transcutanée. C'est une technique non médicamenteuse et non effractive destinée à soulager la douleur à l’aide d’un courant électrique de faible tension transmis par des électrodes placées sur la peau. L’acronyme TENS, par lequel on désigne souvent cette thérapeutique, vient de son appellation anglaise Transcutaneous Electrical Nerve Stimulation.

Effectivement, ça marche. Les douleurs n'ont pas disparu, mais sont bien amoindries, ce qui me permet de "souffler" un peu. Pour l'instant, c'est un essai. Il faut voir sur la durée si le plus perdure, auquel cas j'adopte ce traitement définitivement.

Paradoxalement, si les douleurs sont maintenant plus supportables, j'ai du mal psychologiquement à accepter le traitement. C'est lourd. Je suis déjà "branchée" pendant la nuit à un appareil qui traite les problèmes de respiration pendant le sommeil. Le masque est pénible, il laisse des traces sur la peau que même un anti-cerne bien couvrant n'arrive plus à cacher pendant la journée. S'ajoute à cela une gouttière dentaire pour cause de bruxisme. Ce n'est pas hyper sexy...et les compresses maintenues par des chaussettes n'arrangent rien. En fait, cela empêche tout élan spontané vers ou de la part de mon mari. Pour les galipettes, faut presque prendre rendez-vous.

J'ai aussi, pour l'instant, du mal avec le fait d'être reliée un appareil la nuit et un autre le jour. Branchée à 100%... ce n'est pas non plus anodin.

Malgré tout, je tiens bon et essaie de voir surtout les côtés positifs. J'ai la chance de pouvoir compter sur mon mari pour rire avec moi des aspects un peu glauques de tout cet attirail et pour me prodiguer de tendres encouragements. Lors des échanges de paroles avec le groupe EFT, j'ai pu constater que beaucoup n'avaient pas cette chance. Dans un couple, si l'un souffre de douleurs chroniques, l'autre est touché lui aussi, peut-être pas par la douleur elle-même, mais par la souffrance de son conjoint, par ses difficultés, par tout ce qu'il doit prendre en charge seul. C'est lourd et tout le monde n'a pas les épaules pour cela.

J'ai beaucoup de chance.

A bientôt.